Calendrier des événements
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Vernissage - Les Vagabondes d'Antoine Dumont et Prendre Acte d'Edwige Lamy
L'UPP est ravie de vous convier au vernissage de la double exposition de d'Antoine Dumont et Edwige Lamy avec leurs séries "Les Vagabondes" et "Prendre Acte".
Le vernissage se tiendra le 06 mars 2025 à partir de 18h30. L'exposition sera visible du 06 mars au 04 avril 2025.
"Les Vagabondes"
Antoine Dumont
Ce travail s’est réalisé au cours de l’été 2022.
Implanté dans les Cévennes Ardéchoises depuis plus d’un an, je cherchais dans ma démarche photographique à montrer la violence, la délicatesse, la résilience d’une nature contrastée aussi splendide qu’envahissante aux conditions parfois difficiles.
Ce projet fait suite à la découverte de l’atelier d’une paysagiste qui a glané tout l’été des fleurs sauvages, des vagabondes, pour les mettre à sécher dans son atelier.
La conjonction de plusieurs éléments, la lumière très particulière de cet endroit aux murs sombres éclairés par une seule fenêtre, l’accumulation et le séchage de toutes ces fleurs suspendues à l’envers ont créé un studio photo unique dans une lumière naturelle aux dominantes changeantes parfois chaudes parfois froides en fonction de la journée.
Ici se fait ma rencontre avec les vagabondes de ce territoire cévenol.
Elles étaient là, je ne les voyais pas.
Les vagabondes sont des plantes qui se ressèment seules et se disséminent dans les jardins.
Dans les jardins traditionnels, elles ne sont pas toujours bien vues, on les appelle alors mauvaises herbes, fleurs sauvages, plantes adventices….
C’est pourtant un brassage essentiel de graines, pour la diversité de la flore, des sols et des insectes d’un territoire.
Chaque territoire a ses vagabondes, elles font l’identité de sa flore sauvage.
Celles-ci ont toutes été glanées sur un même biotope situé dans la Vallée de la Thines en moyenne montagne Ardéchoises, sur un sol granitique, elles sont le reflet d’un paysage donné à cet instant donné.
Dans ce studio improvisé, j’ai cherché à faire le portrait de nombreuses d’entre-elles pour les rendre visibles, les sortir de leur anonymat, les remettre à l’honneur en révélant leur singularité et leur personnalité.
Ces fleurs vagabondes, sauvages sont parfois insignifiantes, toujours discrètes et profondément résilientes.
Ces vagabondes sur lesquelles l’Humain n’intervient pas devront s’adapter aux changements
climatiques à venir pour survivre, certaines disparaîtront, d’autres apparaitront modifiant
inéluctablement le paysage actuel.
Ces portraits sont la trace d’un paysage et d’une biodiversité menacée par un changement climatique qui modifierait son écosystème en l’amenant à disparaitre.
Ces végétaux séchés au milieu de ces murs noircis résonnent d’autant plus avec cet été 2022, l’un des plus chaud jamais enregistré en Europe, en proie aux canicules et aux incendies.
Crédit photo : Antoine Dumont / Divergence
"Prendre Acte"
Femmes urbaines de la cité phocéenne
Edwige Lamy
Gaby, Rémy, Florence, Joëlle, Augustin… Ils ont moins de 40 ans pour la majorité et sont agriculteurs à Marseille. Ces dernières années de nombreuses fermes maraîchères ont vu le jour dans la deuxième plus grande ville de France. Rien de révolutionnaire, dans les années 60 la plupart de ces espaces étaient déjà des fermes productives. Mais les projets immobiliers ont pris le dessus, les espaces verts ont laissé place au béton, aux projets autoroutiers… Malgré tout, certains terrains amputés ont été épargnés et sont aujourd’hui repris en main par de jeunes agriculteurs qui ont choisi de vivre et de travailler en ville. Ce sont autant de poches de résistance agricole et leur activité est un véritable engagement dont je suis très admirative.
Au départ, j’ai été attirée par ces lieux car ces initiatives me semblaient pleines de bon sens !
En réalité j’ai été tout de suite été happée par ces espaces de vie généreux, ces lieux de respiration où le temps est quelques fois suspendu, ce sont aussi des zones d’ouverture, d’accueil et d’échanges.
Ici la campagne ne s’oppose pas à la ville, bien au contraire.
Des chèvres et des tournesols aux pieds des tours, les pieds et les mains dans la terre, le bitume n’est jamais loin. J’ai cherché une identité propre à chaque ferme car si leur activité est semblable, chacune a sa manière de faire et fonctionnent selon des modèles différents comme autant de pistes à suivre.
Crédit photo : Edwige Lamy / Divergence
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Jeudi 6 mars 2025
18h30
- 22h30
(GMT +1)
Date d'échéance des inscriptions : 6 mars
Maison des Photographes
11 Rue de Belzunce
75010
Paris
-
Gratuit
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C’est la campagne du sud de la Bourgogne qui a été le cadre de mes 20 premières années et c’est à Marseille que je me suis installée depuis plus de 20 ans. Un contraste saisissant que j’ai tout de suite aimé et qui m’inspire au quotidien.
Photographe indépendante depuis 25 ans, mon activité m’a permis d’intervenir dans de nombreux domaines avec une diversité de commandes qui nourrit ma créativité et mon exigence technique issue de ma formation à l’école Louis Lumière.
Que ce soit un objet, une situation, un geste ou un regard, je cherche à mettre en évidence la substance des choses et faire ressortir leur forme originelle.
J’aime trouver la sensualité et des contradictions dans le juste équilibre des matières, des formes et de la lumière avec idéalement une pointe d’incongru.
Il me semble que l’élégance vient de là.
Crédit photo : Philippe Cas
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Antoine Dumont est un photographe français né le 4 avril 1970 au Havre.
Il découvre la photographie dès l'âge de 9 ans avec un appareil Lubitel offert par son père. Après son baccalauréat, il suit des cours de photographie au centre Jean Verdier à Paris et travaille pendant dix ans comme assistant photographe en studio, notamment dans les domaines de la mode et de la publicité.
En 2012, il rejoint la plateforme indépendante Divergence-Images, où ses photographies sont diffusées dans des publications telles que Télérama, Libération, ELLE, les Echos, Le Figaro et Le Monde. Il réalise également des commandes pour diverses institutions.
Depuis 2018, il partage son expertise en enseignant la photographie à l'école préparatoire "Prépart" à Paris ou à travers des ateliers dans les collèges de Seine Saint Denis avec F93, tout en poursuivant ses projets personnels et ses collaborations professionnelles.
“La lumière comme langage visuel, la couleur comme outil narratif”
Antoine Dumont considère la lumière comme un moyen d’expression à part entière, un langage visuel où la couleur n'est pas simplement un élément esthétique mais un outil narratif essentiel.
Dans son travail photographique, la lumière et la couleur y sont des éléments indissociables qui enrichissent sa vision artistique. Elles ne sont pas seulement là pour embellir ses photographies, mais pour en structurer le récit, inviter à la contemplation, et révéler un regard personnel sur le monde.
Il s'inspire profondément de la peinture et du cinéma pour traiter de la lumière et de la couleur. Il prend le temps d’attendre le moment parfait, où la lumière vient sublimer un lieu ou un sujet. Sa démarche repose sur une observation attentive et patiente de la lumière naturelle et artificielle. Il joue avec ses variations, ses intensités et ses nuances pour transmettre des émotions, créer des ambiances cinématographiques ou révéler des détails invisibles au premier regard.
Ses séries illustrent sa capacité à capturer des atmosphères plurielles et à exprimer son regard sur le monde à travers une esthétique revendiquée.
Crédit photo : Antoine Dumont / Divergence
Maison des Photographes
11 Rue de Belzunce75010 Paris
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